dimanche 27 mai 2007
Quelle lecture pour les "tweenagers" ?
Dans le dernier numéro du Magazine Littéraire, Michel Smadja s'interroge : "Les jeunes lisents-ils encore ?"
Sociologues, écrivains, professeurs et élèves tentent d'apporter des réponses à cette brûlante question sur l'avenir de la lecture, notamment chez les adolescents. On cite différents facteurs : une "rupture civilsationnelle profonde", l'explosion des médias électroniques, l'absence de transmission familiale du goût de lire, le manque de plaisir à digérer les oeuvres obligatoires à l'école... Ce qu'on peut supposer, c'est simplement que les jeunes individus entrant dans cette période intermédiaire qu'est l'adolescence, ne lisent pas beaucoup moins mais très différemment, et certainement pas ce que leurs parents et professeurs aimeraient les voir lire. Bandes dessinées, romans policiers et science-fiction composent désormais majoritairement le paysage de lectures des jeunes. Est-ce un mal ? A-t-on réellement besoin d'adopter une attitude catastrophée et fataliste sous prétexte que les chers bambins préfèrent s'absorber dans des oeuvres visuelles travaillées et plaisantes ou dans des romans où l'imaginaire futuriste et ésotérique a la plus grande place ? On peut comprendre leur volonté de ne lire que des livres qui ressemblent le moins possible à ce qu'on leur impose en classe, et on peut voir à cela une volonté de réinstaurer la primauté du plaisir de lire. Y a-t-il là quelque chose de vraiment inquiétant? Ce qui est sûr c'est que les études portant sur le sujet sont très récentes, et ne déterminent pas avec exactitude la nature des lectures des tweenagers (ceux qui sont entre deux) ; en clair peu de précision et pas assez de recul pour savoir encore s'il faut crier au loup...
Les jeunes lisent-ils encore ?, p.20, Le Magazine Littéraire n°465, Juin 2007
dimanche 6 mai 2007
La couleur du vote
Carré rouge, Kazimir Malévitch, 1915
lundi 16 avril 2007
Nota bene : ne pas oublier de VOTER
dimanche 28 janvier 2007
L'écran à la page ?
Les publications, réimpressions et tirages d'ouvrages liés à l'industrie du petit et du grand écran se multiplient : scenarii, textes remaniés, dossier de coulisses, les livres se mettent à la page des écrans. Autre impact de l'écran : l'influence de ce que l'on voit sur ce que l'on lit, et notamment en matière d'émissions grand public. La question qui se pose : "La télévision fait-elle lire ?". C'est le titre d'un très bon dossier du Magazine des Livres n°2. Et après avoir récapitulé les différentes émissions visant à promouvoir le livre depuis les débuts de la télévision française, on en arrive à constater que même si la télévision a longtemps fait vendre, ce n'est plus du tout de la même ampleur. Les émissions de grande audience font la promotion de livres qui se vendent déjà tous seuls, et les concepts plus spécialisés dans le "tout culturel" ou le livre sont diffusés à des heures bien trop confidentielles. Les émissions "littéraires" ne parlent plus vraiment de littérature, uniformisation des programmes oblige. On ne lit pas ce que l'on voit, et on ne voit pas forcément ceux que l'on lit : un Jonathan Littell n'a-t-il pas reçu le Prix Goncourt sans matraquage télévisuel ?
La télévision fait-elle lire des livres ? - Le monde de l'édition face au tout télé, Le Magasine des Livres n°2 - Février-Mars 2007
[le décor : Galax Virginia, Lee Frielander]










